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Les futurs médecins échappaient-ils à ces turpitudes ?
F. LEHOUX 58 nous en dissuade :
ft Les candidats au doctorat devaient supporter les énormes dépenses occasionnées par leurs soutenances successives : dons en nature ou en espèces distribués aux membres du jury, au recteur, au chancelier de l'Université, aux bedeaux des diverses facultés, aux amis venus les assister, frais de thèse, dragées, banquets offerts à l'occasion de chaque examen, et dont le dernier, le banquet doctoral, devenait avec le temps de plus en plus onéreux. ff
Ainsi corruption et vénalité étaient bien partagées !
2.7. CONCLUSION
Au cours de ce chapitre consacré à la formation professionnelle de l'apothicaire nous avons tout d'abord présenté une synthèse diachronique de la réglementation.
En l'absence d'études antérieures, nos recherches conduites au Minutier central des notaires et aux archives de la Faculté de pharmacie nous ont permis d'analyser quarante-trois brevets d'apprentissage et vingt brevets de service (compagnonnage), comblant ainsi une lacune de l'histoire de la pharmacie à Paris.
La consultation des registres des jurandes et maîtrises des métiers de Paris, conservés dans la série Y des Archives nationales, nous a fourni le texte des prestations de serment de neuf apothicaires, entre 1611 et 1616, apportant ainsi la confirmation que les apothicaires sacrifiaient à cet engagement solennel selon une très ancienne coutume.
Mais, postuler la maîtrise, nécessitait bien des sacrifices financiers.