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cause que le plus souvent ilz sont contraints de donner du qui pro quo53, n'ayant qu'on (sic) remède pour toutes maladies. tf
Nous avons évoqué ci-dessus le cas de Gilles RENOIR
dont le père dut emprunter 2400 Lt. pour subvenir aux frais d'examen de
son fils. Nous avons rencontré d'autres exemples de versements de
sommes destinées à couvrir des frais de maîtrise, généralement à
l'occasion de contrats de mariage. Ctes dotations étaient heureusement
plus raisonnables :
Madeleine JULIEN, mère de Jean BOURDIN, apporte lors du mariage de son fils avec Marie DUPAIRE, 2100 Lt. destinées à couvrir les frais de maîtrise mais aussi des dépenses non chiffrées pour son installation 54.
La même Marie DUPAIRE versera à son tour 1400 Lt. à son fils Jean II BOURDIN pour régler ses frais de maîtrise55. Ce versement avait été fait antérieurement au mariage de Jean II et de Catherine DUFOUR puisqu'il est précisé au contrat 56 que lad. Marie DUPAIRE " certifie sond, filz franc et quité de tous les frais de sa maîtrise ".
Marguerite de VAREMBAULT, veuve d'Anthoine GIRAULT,
future belle-mère de Pieire CHRESTIEN :
11 (...) promect de faire passer led- Chrestien maistre appoticquaire et espicier à Saint Germain desprez à ses fraiz et despens (...). Pour les fraiz de laquelle maistrise lesd, parties (...) les ont estimées entre elles à la somme de quatre cens livres tournois."57
Il est vrai que les frais de maîtrise devaient être moins élevés à
Saint-Germain-des-Prés qu'à Paris.