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de 900 Lt., selon un usage qui se maintint jusqu'à la Révolution . Puis il fut invité à remettre les présents ordinaires et à tenir table ouverte aux maîtres pendant la durée des examens. A ces festins les meilleurs mets, les meilleurs vins (à exclure : les vins " casse-poitrine " !) étaient offerts. Afin de permettre aux maîtres de se rendre au Jardin des apothicaires du faubourg Saint-Marcel, pour l'examen des herbes, l'aspirant devait louer des carrosses ! Enfin l'exécution du chef-d'oeuvre était une nouvelle occasion de festoyer.
Ces pratiques étaient naturellement proscrites et la liste des arrêts les interdisant vaut d'être rappelée : lettres patentes de François II du 29 juillet 1559 45, édit de Henri III en décembre 1581 46, délibération de la communauté des apothicaires du 5 octobre 1630 47, arrêts du Parlement des 27 novembre 1632 48, 15 décembre 1667 49 et 5 juillet 167050. Toutes ces sentences restaient lettre morte.
Antérieurement au factum de Nicolas DU RUISSEAU, ces abus avaient été dénoncés par les compagnons apothicaires. A l'occasion des Etats Généraux de 1614 51 les Compaignons et jeunes hommes de l'estat d'apoticaire de la Ville de Paris adressèrent au Roi et aux députés des Etats Généraux une Pleinte et remonstrance afin de " réformer les abbus et malversations qui ce font en la reception desd, maistrises ".
La transcription de cette lettre n'a pas été publiée, à notre connaissance, dans la littérature pharmaceutique, c'est pourquoi nous
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