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Les droits d'immatriculation
Ils avaient naturellement beaucoup évolué depuis que, par lettres patentes de 1484, Charles VIII les avait fixés à 100 s.p. Les charges et emprunts de la communauté n'avaient fait que croître avec le temps; ainsi, en 1667, les droits d'immatriculation s'élevaient à 800 l.t. (400 1, pour la maîtrise d'apothicairerie et autant pour la maîtrise d'épicerie)40. En 1692, un arrêt du Conseil d'Etat les fixa à 1000 l.t. 4I Les frais d'examen
Ces frais fort divers, dont le montant est connu pour le début du XVIIIe siècle 42, comprenaient des droits à verser au Bureau des apothicaires et au Jardin de la rue de l'Arbalète, des droits pour le ehef-d'oeuvre (environ 50 l.t. en 1667), enfin des droits à acquitter au Châtelet, lors de la prestation du serment devant le lieutenant civil. Les présents et banquets
Nous sommes ici en plein délire, tant les gardes et maîtres de la communauté pressuraient les aspirants à la maîtrise. Un de ceux-ci, Nicolas DU RUISSEAU, en 1673, a conté par le menu, et avec un humour féroce, toutes les demandes dont il fut l'objet 43. Nous avons déjà rencontré l'auteur de ce factum, apprenti de Bénigne de LESTANG en 1650 (Tableau 4, t. II, p. 52, brevet d'apprentissage n° 28), qu'il qualifie " maistre fameux de cette ville ".
Préalablement au premier examen, DU RUISSEAU dut distribuer à tous les maîtres de la communauté des jetons pour une somme voisine
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