54
en 1616 Claude FONTAINE (n° 3), Nicolas FOUCAULT (n° 4) et Silvain ROGER (n° 9).
Donc, les apothicaires prêtaient serment au Châtelet devant le lieutenant civil ou devant le procureur du Roi, mais nous n'avons pu le démontrer qu'à partir de 1611.
Cependant, en prouvant que " le serment en tel cas requis et accoustumé " imposé par les statuts de 1638, était effectué dès 1611 devant des officiers du Châtelet, nous inférons qu'il était prêté devant ceux-ci de longue date, conformément à la coutume . Le procureur du Roi ne recevait-il pas, dès la moitié du XVIe siècle, les serments des maîtres des métiers nouvellement reçus ? (cf. p. 52).
Nous ne savons pas si ces aspirants étaient fils de maîtres, ce qui aurait pu justifier qu'ils jurent principalement (sept cas sur neuf) devant le lieutenant civil, conformément aux lettres patentes de 1638 (article 13). Notons encore que Claude FONTAINE prête serment le même jour devant le lieutenant civil pour rapothicairerie et devant le procureur du Roi pour l'épicerie.
La connaissance de la date de prestation de serment nous a permis de préciser une date de réception à la maîtrise. Ainsi Pierre LENOIR dont nous ne connaissions que l'année de réception, 1611, avait été nécessairement reçu avant le 30 juillet 1611, date du serment devant le lieutenant civil.