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seize ans et demi ; l'âge n'est indiqué que dans vingt-neuf cas sur
quarante-trois.
Durée de V apprentissage
La durée de l'apprentissage avait été fixée à quatre ans par lettres patentes de Charles VIII, en 1484, et était restée inchangée au XVIIe siècle.
Sur les quarante-trois brevets analysés le temps d'apprentissage est conforme à ce terme dans trente cas, mais dans dix cas il est réduit à deux ou trois années ce qui permet de supposer que l'apprenti accomplissait une partie de son apprentissage chez un autre maître apothicaire. Nous verrons ultérieurement un exemple de transport de brevet. A l'inverse le contrat pouvait être établi pour une période plus longue : 5 ans (n° 15), 6 ans (n° 25) et même 8 ans (n° 38) dans le cas du brevet entre l'apothicaire Jean de SAINCT-GERMAIN et le jeune Nicolas BOURIN, âgé de quatorze ans seulement. C'est grâce à un certificat d'apprentissage daté du 16 novembre 1616 19 établi par les héritiers de l'apothicaire décédé, que nous avons pu retrouver le brevet lui-même. Ce brevet ne prévoyait aucun débours de la part du père de Nicolas BOURIN, menuisier à Paris, homme inculte déclarant ne savoir ni écrire, ni signer et probablement désargenté. En échange de cette gratuité une part de service devait être imposée à l'apprenti, expliquant, sans doute, la durée exceptionnelle de sa présence chez son maître
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