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aux notaires bien avant 1638, année à partir de laquelle le brevet notarié devint obligatoire.
Les brevets sont riches d'informations car ils fournissent : le nom du maître d'apprentissage et son adresse, le nom de l'apprenti, son âge, la profession et le lieu d'origine de son père, la date de début et la durée de l'apprentissage, le prix versé au maître apothicaire, le fractionnement des échéances, parfois le certificat d'apprentissage et la date de la dernière quittance, enfin des accords de désistement dans quelques cas. Le tableau que nous avons réalisé à partir de cet ensemble de données, où les noms des apothicaires sont classés alphabétiquement, comporte également la source de la cote lorsqu'elle émane des registres des archives de l'Ecole de pharmacie. Dans les autres cas le fichier du Minutier central est à l'origine de la cote.
A titre d'exemple nous avons transcrit le brevet passé entre l'apprenti Robert de LA RIVIERE et l'apothicaire Bénigne de LESTANG, demeurant rue Saint-André-des-Arts, en date du ler juillet 1630 (brevet n° 25) (Annexe 3, t. II, p. 24). Origine territoriale des apprentis
Dans cinquante pour cent des cas les apprentis n'étaient pas d'origine parisienne et l'un d'entre eux était natif du canton de Bâle, en Suisse. Ils étaient issus principalement de l'Ile-de-France, mais aussi du Nord, de la Bretagne et de la Normandie. Le prestige de Paris attirait les futurs apothicaires, mais plus encore les étudiants en médecine. Françoise