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Enregistrement de Ia maîtrise et serment
En cas de succès aux épreuves le nouveau maître devait faire,
depuis 1484, un serment solennel de bien et loyalement exercer son
métier. Les lettres patentes de 1638 précisèrent que le serment devait se
faire par-devant le substitut du procureur général, au Châtelet, l'apprenti
jurant :
ff (...) de bien et fidèlement procéder au fait dud. art et marchandise et confection, vente et débit des ouvrages en dépendans, garder et observer les ordonnances de police et status d'icelluy.H
En outre, le rapport d'examen devait être adressé, depuis 1536, au prévôt
de Paris, ou à ses lieutenants civil et criminel. Nous reviendrons
ultérieurement sur ces divers points (p. 50).
Exemption partielle d'examen pour les fils de maîtres
Ils furent d'abord exemptés de chef-d'oeuvre, mais en 1559, ils
durent l'exécuter comme les autres candidats à la maîtrise, c'est-à-dire en
public; d'autre part ils bénéficiaient de droits de maîtrise réduits. En
1638, ils furent dispensés de l'examen des herbes et n'eurent qu'un chef-
d'oeuvre de deux compositions à confectionner. Ces exemptions, en
facilitant l'accès à la maîtrise, ont favorisé la constitution de dynasties
d'apothicaires (cf. chapitre 6).
Exemption totale d'examen pour les veuves d'apothicaires
Depuis 1484, on reconnaissait aux veuves le droit de " continuer
le trafficq dud. art et marchandise " à la condition d'engager :
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