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ceci afin de mettre un terme aux réceptions précoces (17 ou 18 ans, ce qui n'était pas rare).
Examen de maîtrise d'apothicairerie
Dès 1484, un chef-d'oeuvre fut imposé aux candidats à la
maîtrise. Ceux-ci devaient être :
" (...) examinez et expérimentez par les maistres jurez dud. mestier et marchandises et seront tenuz faire chief d'oeuvre (...)"
En 1514, les maîtres jurés épiciers qui jusqu'alors assistaient aux examens furent évincés. En revanche les médecins obtinrent, par arrêt de la Cour du Parlement en 1536, le droit d'y assister. Cette présence médicale aux examens atteindra son apogée lors du Concordat de 1631. Les examens se déroulaient en présence des maîtres de la communauté des apothicaires et, depuis 1536, de deux médecins délégués de la Faculté de médecine. Les lettres patentes de 1638 ont fixé les modalités des examens. Le premier examen était une interrogation d'une durée de trois heures sur l'art pharmaceutique et se déroulait au bureau de la communauté, rue de l'Aiguillerie, au petit cloître Sainte-Opportune. Le second, appelé ff acte des herbes ff, consistait en une reconnaissance d'herbes médicinales avec exposé de leurs propriétés et se tenait au Jardin des apothicaires, rue de l'Arbalète. Si l'aspirant était trouvé capable, il devait ensuite accomplir un chef-d'oeuvre de cinq compositions " avec démonstration de toutes les drogues entrant en icelluy ,f.