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1.10. CONCLUSION
A la fin du Moyen Age, les limites assez floues des trois métiers: médecine, apothicairerie et épicerie, engendraient des conflits permanents.
A Paris, au XIIIe siècle, la Faculté de médecine interdit aux apothicaires l'exercice illégal de la médecine en leur imposant de ne pas dépasser les bornes de leur métier.
Les statuts royaux successifs de 1484 à 1638 confirmèrent constamment l'union des apothicaires et des épiciers dans le cadre d'une même communauté mais ils fixèrent des limites à l'activité des épiciers et établirent les prérogatives des apothicaires dont l'apogée fut atteint en 1514 par la déclaration de Louis XII affirmant que : " qui est espicier n'est pas apoticaire et qui est apoticaire est espicier ". Les statuts facilitèrent aux apothicaires l'exercice de l'épicerie en leur permettant d'acquérir cette maîtrise par simple examen et exécution d'un chef-d'œuvre et même, dans le cas des fils d'apothicaires et épiciers, par le seul examen.
Nous avons défini le contenu du terme " apothicaire-épicier " qui, lorsqu'il s'appliquait à la communauté, regroupait les épiciers, les apothicaires simples et les apothicaires titulaires des deux maîtrises, ces derniers étant, dans le plein sens du terme, des apothicaires-épiciers.
Les luttes des apothicaires de la communauté parisienne se manifestaient aussi vis-à-vis du corps des apothicaires privilégiés dont le droit d'ouvrir une boutique à Paris, ou de louer ce privilège, en faisait des concurrents honnis.
Ces conflits divers et constants ne s'apaiseront qu'en 1777 avec la création du Collège de pharmacie qui imposera la séparation de la pharmacie et de l'épicerie et rattachera les apothicaires privilégiés à la nouvelle corporation, héritière de la communauté parisienne.
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