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soumis aux mêmes règles qu'eux puisque les privilégiés ne subissaient qu'un examen facile devant les médecins du Roi.
Afin d'éviter les procès incessants avec la communauté de Paris, le Roi promulgua des lettres patentes en mai 1642 45 confirmant les privilèges, franchises et immunités des charges d'apothicaires royaux, mais en fixant le nombre de privilégiés autorisés à tenir une boutique à Paris : les quatre apothicaires du Roi servant par quartier et les deux apothicaires distillateurs, six apothicaires pour la Maison de la Reine, cinq pour le duc d'Orléans et quatre pour le prince de Condé soit en tout vingt et un. Ces charges étaient transmissibles aux veuves. En 1662 le Roi augmenta considérablement le nombre de privilégiés jouissant de ce droit en le portant à cinquante-cinq, d'où les vives protestations des apothicaires-épiciers de la communauté.
LaDéclaration royale d'avril 1777 réalisera l'union des deux corps en une seule corporation sous la dénomination de Collège de pharmacie, sans mettre toutefois un point final aux rivalités qui ne cesseront qu'à la Révolution avec l'abolition des privilèges.
En fait peu de privilégiés utilisaient cette faculté d'installation dans la capitale car nous savons, qu'en 1663 ^ ils n'étaient que quinze.
Notre étude de la taxe des boues (cf. chapitre 4) nous a permis également de relever le nom de seize apothicaires privilégiés demeurant à Paris en 1637.
Un arrêt du Conseil du Roi du 25 septembre 1679 47 avait reconnu