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L'article 12 des statuts de 1638 confirmait l'exemption :
" Et pour le regard des enfans des marchands espiciers, ilz seront receus en subissant par eux l'examen seulement, sans estre tenus de faire aucun chef d'oeuvre. "
Nous ne connaissons pas le nombre d'apothicaires titulaires de la double maîtrise au XVIe siècle ni dans la première moitié du XVIIe siècle mais, au cours de nos recherches, nous avons eu la chance de retrouver quatre listes de réception d'apothicaires à la maîtrise d'épicerie en 1655, 1671 30, puis en 1717 et 1722 31. Ces listes apportent la preuve que la majorité des apothicaires de la communauté parisienne étaient titulaires de la maîtrise d'épicerie.
1.7. LA CONFRERIE DE SAINT NICOLAS DES APOTHICAIRES-EPICIERS
Antérieurement à la création, en 1484, de la communauté mixte des apothicaires et des épiciers, ces deux métiers étaient réunis dans la confrérie de saint Nicolas 32. Comme toute confrérie celle-ci joua un triple rôle : religieux, social et politique. Rappelons que l'on accédait librement à une confrérie, à l'inverse d'une communauté de marchands.
Le rôle religieux était essentiel, la confrérie de saint Nicolas se réunissait dans une église aux fêtes de saint Nicolas d'été le 9 mai et saint Nicolas d'hiver le 6 décembre. Le plus ancien document connu faisant mention de la confrérie est le testament d'un épicier de la rue Saint-Denis, Jean ANCELIN, daté du 17 septembre 1412. La confrérie était alors installée dans l'église de l'hôpital Sainte-Catherine qu'elle
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