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soient délivrés que sur ordonnance médicale, organisa la visite des boutiques confiée conjointement au doyen de la Faculté de médecine et à un apothicaire.
Mal respectées, ces injonctions seront reprises par lettres patentes de Jean II le Bon en 1353 8. Ces lettres prévoyaient, en particulier, un étiquetage mentionnant le mois et l'année de confection pour les médicaments de longue conservation.
A cette époque les marchands, les gens de métiers, cherchaient à s'associer pour de multiples raisons qui pouvaient être de nature historique, juridique, économique, sociologique ou professionnelle. Ils se groupaient en communautés (corporations), associations d'individus voués à l'exercice d'un métier particulier et bénéficiant d'un privilège exclusif. L'entrée dans la communauté était obligatoire pour tous les maîtres de métier.
L'organisation corporative s'imposait en raison de l'impuissance des gens de métiers face aux pouvoirs publics. Or le commerce se développait, les foires se multipliaient et les villes voyaient croître le nombre des marchands qui prenaient conscience de leur force potentielle. D'autre part un contrôle de la qualité des marchandises produites apparaissait nécessaire aussi bien au pouvoir royal qu'aux praticiens eux-mêmes pour lutter contre le charlatanisme. Enfin, par leur association, les maîtres de métiers pouvaient espérer jouer un rôle politique dans la cité et ils le jouèrent effectivement. Les communautés pouvaient avoir trois origines différentes et émaner :
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