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Ceux-ci devenaient titulaires de leur charge soit par création d'un office ou par achat (brevets de retenue). Nous en verrons plusieurs exemples. Mais les privilégiés disposaient du droit de tenir boutique ouverte à Paris et entraient ainsi en concurrence avec les apothicaires de la communauté.
1.1. ORDONNANCES REGLEMENTANT LE METIER D'APOTHICAIRE ANTERIEUREMENT A 1484
En France, les plus anciens statuts concernant les apothicaires ont
pris naissance dans les villes du Midi : Arles (1162-1202), Montpellier,
Avignon, Marseille, etc. Les statuts d'Arles sont d'autant plus
remarquables qu'ils furent les premiers à séparer l'exercice de la
pharmacie de celui de la médecine, disposition que nous retrouverons
dans les premiers règlements parisiens sur l'exercice de la pharmacie qui
émanèrent de la Faculté de médecine. Celle-ci promulgua des statuts en
1271 6, faisant défense :
11 (...) à tout chirurgien ou chirurgienne, apoticaire ou apoticaresse, herbier ou herbière, par le serment qu'ils doivent prêter, de dépasser les bornes de leur métier, publiquement ou en cachette de quelque façon que ce soit, de manière que l'apothicaire ou l'herboriste ne s'occupent que de faire leurs compositions et s'en rapportent sur la manière de les employer aux maîtres en médecine seulement. ff
En 1322 7, la Faculté imposa aux apothicaires de posséder un
formulaire, l'Antidotaire Nicolas, interdit d'employer des drogues
altérées, exigea que les médicaments laxatifs, toxiques ou abortifs ne
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