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III
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La première référence connue en France du mot apotecaire attribué à un laïc, se trouve dans le Livre des métiers d'Etienne BOILEAU 5, de 1268, à propos du droit de hallage sur les étoffes (IV) et sur les épices (V) :
IV. Tuit cirier, tuit pevrier et tuit apotecaire ne doivent riens de coutume des choses devant dites pour vendre en leur otel, car il s'accuitent au pois le Roi.
V. Tuit cirier, tuit pevrier et tuit apotecaire, se il metent avant au samedi es haies ou u marchié, chascuns doit obole de coutume et en leurs otieus, neant, si comme il a esté dit par devant.
Apotecaire évoluera en apoticaire et engendrera apoticaresse, une
religieuse chargée des médicaments dans un couvent mais aussi une
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authentique marchande de médicaments . Puis on rencontre apothicaire , apothiquaire, etc. Autre forme dérivée d'apothêkê, apothicairie a désigné à la fois l'art de préparer les médicaments puis le médicament lui-même. Il a été supplanté par apothicairerie, apothiquairerie ou appoticairerie,
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terme que Fon retrouve dés 1336.
En 1484, Charles VIII réunit au sein d'une même communauté les apothicaires et les épiciers 9. Louis XII, en 1514, ayant reconnu aux apothicaires le droit d'exercer l'épicerie, ceux-ci s'attribuerent dorénavant le nom composé apothicaire-épicier 1 .
Au XVIIe siècle on associait une qualité au titre professionnel. Les textes réglementaires, les minutes notariales, employaient les expressions : honorable homme, marchand apothicaire-espicier ou honorable homme, maistre apothicaire-espicier, dans lesquelles honorable homme, marchand et maistre avaient valeur de qualité. Il s'y
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